lundi 21 mars 2011

Gibedées de mars

Jeu de mot pourri pour le titre, désolée. Gibedées, giboulées... Non? Bon.

Mon colocataire m'a prêté trois bandes dessinées que j'ai lu avec grand plaisir: d'abord Pyongyang, et Chroniques Birmanes, de Guy Delisle. J'ai vraiment adoré le style de cet auteur canadien qui livre son expérience d'expatrié propulsé au sein de ces deux dictatures sans jamais en faire trop. J'ai adoré les deux mais je préfère parler des Chroniques Birmanes, c'est celui qui m'a le plus touché et inspiré.

Chroniques Birmanes


J'aime beaucoup la sobriété des petites histoires qui nous livrent les impressions de cette vie quotidienne étrange dans des pays ou tout est loin d'être permis. Ce qui me plait le plus c'est le ton, qui est très juste mais pas moralisateur. 


Dans cette bédé autobiographique, le narrateur, sa compagne et leur bébé s'expatrient en Birmanie. Elle travaille pour les Médecins du Monde pendant qu'il s'occupe de son nouveau-ne et dessine (c'est son métier).  Il emmène Louis avec lui dans ses découvertes de la ville. Ce duo inattendu et leurs interactions avec ce nouvel environnement dégagé une grande douceur. On sent qu'ils ont le temps.


Guy juge les situations par rapport a son expérience directe, il n'y a pas de grand discours moralisateur ou donneur de leçons, juste des émotions humaines, révolte, douceur de vivre, ennui, tristesse, injustice face à de situations bien réelles...




Du coup, un pont de communication se créée, parce qu'en nous livrant les difficultés éprouvées aux quotidien par les Birmans dans son expérience quotidienne, même si c'est souvent suggéré et pas montré, on peut les ressentir de manière bien plus réelle que ce que nous renvoie toutes les news et journaux télévisés du monde. 






J'ai vraiment adoré et j'ai hâte de lire les autres titres. En attendant heureusement il y a son blog ou on retrouve vraiment l'esprit des bouquins. 



La troisième s'appelle Trop n'est pas assez de Ulli Lust, road trip un peu trash de deux punkettes autrichiennes vers et en Italie. Sexe, drogue, rencontres bizarres et mecs paumés sont au rendez-vous pour ces deux filles de dix-huit ans, j'ai bien aimé mais trouvé ça un peu trop long et répétitif au bout d'un moment, même si on sent que c'est parce que c'est autobiographique et qu'il y a un souci de respecter des faits qui ont probablement réellement eu lieu, dans la progression du récit.






samedi 19 mars 2011

Laos vu du ciel #1





En 2009 j'ai eu la chance de survoler le Laos en hélicoptère. 
Voici quelques photos que j'ai pu prendre a travers la vitre.

mercredi 16 mars 2011

Croquis - Sketches


Quelques croquis réalisés la semaine dernière, d’après des photos prises en 2009 au Laos et en Chine. Je les ai fait sur papier et colore rapidement avec Gimp juste pour tester les brosses et les mouvements.






Beijing, China



Luang Prabang, Laos




Luang Prabang, Laos


mardi 15 mars 2011

Boutons de soie - Silk buttons


 


 





Essais de couleur, ce dimanche matin avec boutons de soie pour une robe qui n'existera peut-etre jamais vu le temps que je mets a la faire... 

Tests with silk buttons on a Sunday morning for a dress that might never exist, considering the time I'm taking to make it... oh well!

samedi 5 mars 2011

Contes et légendes


Découvrir un pays c'est aussi partir a la rencontre de ses légendes, ses traditions, son imaginaire collectif.

J'ai acheté ce livre pour enfants édité par Bigbrothermouse parce que j'ai été a la fois effrayée et fascinée a la vue de la couverture. Plus tard, mes amis laos m'ont lu l'histoire et expliqué que c'est un conte traditionnel laos,  que je qualifierai a la limite du gore, mais aussi plein d'humour.





D'une manière générale les étrangers qui passent assez de temps ici constatent que de nombreux tabous de la société occidentale ne sont pas présents ici, et a l'inverse des choses tout a fait naturelles en France sont ici des tabous absolus.  Le conte traditionnel relate ici devrait illustrer mes propos. Il ne s'agit pas du conte du livre qui est un peu diffèrent mais de l'histoire racontée par une amie lao qui fait appel a ses souvenirs d'enfance.




"Once upon a time, a man from a village went fishing. While he was fishing by the river, a woman phibob (spirit) arrived and was going to hurt him. But then she said, if you marry me, I will not hurt you. So the man and her went to leave in a cave and got married. They had a baby. Every day, the phibob went out to fish and hunt, and she left her husband with the baby by locking them up in the cave. 




One day, he asked if he could go out with the baby because he was tired of staying in the cave. She accepted but when she left, he ran away and left the baby behind.  






When the phibob came back, she looked for him everywhere and couldn't find him, so she went out and looked for him in the forest. She ran faster than him so when he saw her coming, he put his head in a hole to hide. When the phibob saw him, she could only see his behind, and thought he was dead. 






She felt very sad and cried, and as a tribute to her beloved husband she left a magical dish. 

When she left, her husband ran to his village with the magical dish. He discovered that the particularity of this dish was that he got endlessly getting full of gold. The man became the wealthiest man of the village.


One day a friend visited him and asked the man about his wealth and was shown the magical dish. Immediately the neighbor said he wanted to get the same, so the man told him about his adventure. "it's easy just go to fish in the river and do exactly what i did" The friend immediately took off to get his own magical dish too. Hewent by the river, and exactly like his friend predicted, a  phibob woman arrived and took him back to her cave to make him his husband. They lived together and had a baby until one day the man asked for the permission to go out with the baby and then ran away. Again, the phibob went looking for him and saw him hiding in a hole. Again thinking he was dead, she cried for being so unlucky and looking her beloved husbands twice. he was getting ready to make a gift in honor of her husband when he farted. Understanding she had been tricked and that he was alive, she reached for  for his guts through his behind and ate him."